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Épillet, et pis quoi encore ?!?

25 mai 2012 à 14h14 par Wallace .
 

Ce matin, je prends tranquillement l'air devant le salon de mon humaine, quand je vois Jack le Jack passer devant moi, la tête complètement penchée, et qui me regarde avec un drôle d'air. 

Moi, je suis cool, vous me connaissez, mais je n'aime pas qu'on me cherche des noises. 

Et puis comme j'étais sur mon domaine, il fallait bien que je réagisse, sinon, les gens se font des idées, vous savez bien...
Ni une ni deux, je monte sur mes ergots et je soulève une babine pour découvrir une canine, que j'ai fort grande et blanche, et qui fait toujours son petit effet...


Wallace : Quoi, qu'est-ce qu'il y a, JJ, t'as un problème ?


Jack le jack : Comment ça ?


Wallace : Non mais tu t'es vu, tu passes devant moi, en me regardant par en-dessous, et tu crois que je vais te laisser insinuer je ne sais quoi sans rien dire...?


Jack le Jack : Mais attends, ne te fâche pas, Wallace, j'ai tellement mal, si tu savais, alors loin de moi l'idée de te chercher querelle !


Wallace : Bon, je préfère ça... enfin, pas que tu souffres, mais tu sais qu'on n'aime pas tellement les petits roquets, je veux dire, les fiers à pattes, par ici. Mais que t'arrive t'il ?


Jack le Jack : Mon oreille, elle me fait tellement mal, je dois aller chez le véto illico. 

J'ai horreur d'y aller, tu sais, mais là, franchement, j'y cours !


Wallace : Courage ! Tu me raconteras...


Jack le Jack : Ciao !


Il n'avait pas l'air dans ses coussinets, mais je ne vais pas le plaindre ! 

Ça lui fera les pattes, à cet arrogant, ce parvenu, toujours à fourrer sa truffe dans les histoires qui ne le regardent pas... Maintenant que le bellâtre est passé, je peux me reposer un peu dans l'arrière boutique. J'irai aux nouvelles plus tard.


À midi, je vois le véto qui déguste un sandwich sur un banc du parc, alors forcément, je ne peux pas m'empêcher de me renseigner...


Wallace : Alors, Doc, cette oreille ?


Le véto : Quoi, qu'est-ce qu'elle a, mon oreille ?


Wallace : Mais non, Doc, pas la tienne, celle de Jack le Jack...


Le véto : Ah, cette oreille là ! Mais je ne peux rien te dire, Wallace, secret professionnel !

Wallace : Allez, on n'a qu'à dire que c'est un chien lambda...


Le véto : D'accord, d'ailleurs ça peut très bien t'arriver... Je vais te prendre comme chien lambda !


Wallace : Glups ! Mais non ! Pourquoi moi ?


Le véto : Pourquoi pas ?


Wallace : J'aurais mieux fait de fermer mon bec...


Le véto : Alors, imagine que tu es une star de la télé...


Wallace : Ça oui, j'imagine tout à fait !


Le véto : ... et qu'on te fait jouer dans la nouvelle version de la pub Royal Canin, tu sais, celle où Malbrouk galope dans un pré fleuri...


Wallace : Ah oui, on mettrait en sous-titre : "Le petit Scottish dans la prairie"...


Le véto : Si tu veux. Bon, manque de bol, du fait de tes pattes légèrement plus courtes que celles d'un berger allemand, ta tête dépasse à peine des hautes herbes, et un épillet rentre dans une de tes oreilles bien dressées.


Wallace :  Un épiquoi ? Doc, tu es franchement désagréable, quand tu veux, tu sais ?


Le véto : C'est toi, qui veux être une star, Wallace !


Wallace : Bon, bon, finissons-en ! C'est quoi cet épillet, au fait ?


Le véto : C'est une sorte de graine pointue, en forme de comète, comme celles qui se fichent dans la maille des pulls, mais ça, ça ne te dit rien, n'est-pas ?

 


Wallace : Continue...


Le véto : Eh bien, cette graine ne peut pas ressortir toute seule d'une oreille, et au contraire, elle a tendance à progresser et à venir blesser le tympan.


Wallace : Ça tourne au film d'horreur, ta pub !


Le véto : En effet, ça fait très mal, et dans ce cas on est content de voir son cher vétérinaire...


Wallace : N'exagère mas, tout de même !


Le véto :  Ah mais je n'exagère pas, ces épillets peuvent aussi se ficher dans une narine, ou entre les doigts d'une patte ... Avec un bel abcès en prime !

 


Wallace : Aaah, arrête, j'en peux plus !


Le véto : Tiens, un cas que j'ai eu une fois : un épillet qui s'était fiché derrière un œil.


Wallace : Bon, ça suffit, dis-moi ce que tu fais pour nous sortir de là, où je tourne de l'oeil.


Le véto : On enlève l'épillet avec une pince spéciale, et si le patient est sensible, on lui fait une courte anesthésie pour que tout se passe vite et sans douleur.


Wallace : Oui, bah moi, dès qu'on parle de pince et d'oeil, je préfère ne pas être là.


Le véto :  C'est à ça que ça sert, l'anesthésie, Wallace. Ne t'inquiète pas, on n'est pas des bêtes, tout de même.


Wallace : Bon, et ce pauvre Jack le Jack, ça va au moins ?


Le véto : Mais oui, bien sûr, on lui a fait une petite piqûre qui l'a envoyé au pays des rêves, on lui a enlevé l'épillet, et on lui a fait une autre piqûre qui l'a réveillé.


Wallace : Ça ne m'étonne pas, cette chochotte, tout dans l'esbroufe !


Le véto : Ahhhh, mon cher Wallace, on peut dire que tu récupères vite de tes émotions, au moins !


Wallace : Et toi, avec toutes les horribles choses que tu racontes, tu ne perds pas l'appétit ? Allez, je te laisse finir ton sandwich, mais à une condition : que tu me donnes un truc pour que je ne me retrouve pas avec un épitruc planté je ne sais où !


Le véto : Tout d'abord, je te déconseille fortement d'aller patrouiller dans les hautes herbes, surtout si elles sont sèches. Si l'herbe est tondue, tu ne risques rien. 

Deuxièmement, il faut que ta maîtresse vérifie après la promenade que tu n'as pas d'épillets près des oreilles ou entre les doigts, prêts à se faufiler. Tu vois, c'est simple.


Wallace : Merci, Doc. J'éviterai à l'avenir les hautes herbes. Par contre, mon humaine, elle s'occupe déjà des poils d'humains toute la journée, aura-t'elle le courage de me passer au peigne fin après chaque balade ?


Le véto : Ça vaudrait mieux. Eh, je te donne un tuyau : pour les humains, les poils qui sont sur la tête s'appellent les cheveux. Pour ta maîtresse, ça fait toute la différence entre la coiffure et l'épilation.


Wallace : Eh, moi aussi je te donne un tuyau, Doc : la coiffeuse, c'est mon humaine, pas ma maîtresse, de la même manière que je suis son chien, et pas son esclave, ok ?


Le véto :  Tu sais bien que je pense comme toi Wallace, aussi excuse-moi, je ferai attention à ne plus froisser ta susceptibilité...


Wallace : Ya intérêt, sinon, je file avec ton sandwich ! Allez, ciao Doc !


Le véto : Salut, Wallace !


Bon, pour le remake de la chevauchée fantastique dans la pampa, il faudra qu'ils trouvent un autre volontaire ! 

Allez, ciao les poilus !

Commentaires

1. Par Les copine de Wallace, le 25 mai 2012 à 21h33
Les copine de Wallace

ahhhhhh que j'adore lire ce petit billet plein de conseil et d(humour merci merci au veto de Wallace et a Wallace Himself ^^

2. Par Aurélie, le 26 mai 2012 à 13h07
Aurélie

La seule chose que Balkan n'est pas encore fait c'est l'épillet dans les coussinets.

Pour la narine et l'oeil on y a deja eu droit :D

3. Par Wallace, le 29 mai 2012 à 14h44
Wallace

Les copines Frimousse et Bacarra, z'avez vu hein ? Il faut faire bien attention quand on gambade dans les hautes herbes ...

Aïe Balkan ! Dans l'oeil et dans la narine !!! mon pauvre, tu as du douiller.... Sois bien prudent à l'avenir, car comme tu sais : un chien averti en vaut deux ;-)

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