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La Leishmaniose

22 mai 2017 à 14h14 par Wallace .
          
Wallace entre dans la clinique vétérinaire, complètement affolé.
Il regarde l'infirmière de travers à l'accueil...

Wallace : Il est pas là le doc ?

L'infirmière - grand sourire accueillant : Il est au bloc. Je peux vous renseigner ?

Wallace : Ça m'étonnerait ! C'est pour une question technique.

L'infirmière : Dites toujours, si je ne peux pas vous répondre j'irai lui poser la question.

Wallace, méfiant  : Qui vous êtes d'abord ? Je ne vous ai jamais vue ici


L'infirmière :  Il y a longtemps que vous n'êtes pas venu, alors, car cela fait plusieurs mois que je travaille pour le doc, je suis sa nouvelle assistante.

Wallace : C'est louche, je n'ai pas été prévenu... Je suis obligé de vous croire sur parole, j'imagine.

L'infirmière :  Si vous préférez attendre la fin de la chirurgie, vous pouvez vous installer en salle d'attente...

Wallace : Non, c'est pressé. C'est que je vais passer mes vacances à Saint-Tropez, et il paraît qu'il y a le chick, là-bas.

L'infirmière :  Le chic ?? Ah oui, c'est très chic, Saint-Trop'.


Vue-Saint-Tropez

Wallace : Le Chikungunya, voyons ! Non mais quelle gourdasse.. C'est les moustiques-loups qui la transmettent.

L'infirmière :  Ah non, le Chikungunya, c'est plutôt dans les îles, et puis je ne suis pas sûre que les chiens puissent l'attraper. Et je crois que les moustiques tigres sont plus fréquents que les moustiques-loups.

Wallace : Mais dites-moi, vous avez été recrutée pour votre esprit de contradiction ? Pauvre doc, je le plains. Je vous assure, on m'a dit qu'il y avait une maladie des moustiques sur la côte. Réfléchissez, bon sang !

L'infirmière :  Oui, c'est la Leismaniose, une maladie des chiens transmise par le phlébotome un moustique qui vit autour de la Mediterranée principalement.

Wallace : Lèchemaniose ? N'importe quoi ! La lèchemaniose, c'est pas une maladie, c'est l'habitude qu'on a, nous les chiens, qui consiste à lécher tout ce qui nous passe sous la truffe pour savoir le goût que ça a. Faites gaffe, ma pauvre, avant de traiter les gens de malades.


L'infirmière : Si, je vous assure, c'est vraiment une maladie la Leishmaniose, il y a même un vaccin.

Wallace : Quoi, un vaccin qui nous empêcherait de lécher ? C'est de mieux en mieux ! Et comment qu'on ferait pour savoir la composition des aliments, puisqu'on sait pas lire les étiquettes ?


Vaccination-Chien

L'infirmière :  Je crois qu'on devrait attendre le doc pour continuer cette discussion, c'est assez mal parti.

Wallace : Ah, c'est la première chose sensée que j'entends depuis que j'ai passé cette porte ! A propos de vaccin, c'est pour quand celui qui fait tourner sept fois leur langue dans leur bouche aux humains avant qu'ils ne commencent à parler ?

L'infirmière :  En attendant, je vous laisse prendre connaissance de cette documentation, il y a des images, vous verrez, c'est très didactique.

Wallace : Je préfère sentir les nouveautés rayons croquettes. Vous avez des échantillons ?

Rien que pour vos yeux...

22 mars 2014 à 14h14 par Wallace .

Alors oui, certains diront c'est facile, comme titre, c'est cuit et recuit, tout ça...

Mais que voulez-vous, j'ai promis, j'ai promis ! J'avais dit la dernière fois que je reviendrais pour parler des yeux, alors voilà.

Des yeux, y'en à de toutes les sortes, mais ce qui les caractérise tous, c'est leur fragilité. 


TheGiantVermin


Imaginez, la cornée, c'est une vitre d'environ un demi millimètre d'épaisseur, qui doit servir toute la vie ! 

En plus, pour qu'on y voye clair à travers, il n'y a aucun vaisseau sanguin qui la traverse. 

 

Ça implique une cicatrisation difficile, car c'est par le sang que les composants nécessaires aux réparations sont livrés. Mais voilà que cette oreillette est déjà en train de faire des siennes... On me dit que certains ne suivent pas. Que je parle comme un livre. Ah non, c'est les bases, là, vous avez quand même vu un ou deux épisodes d' "Il était une fois la vie", non ?!?

 

Je continue, alors.

Donc, toutes les blessures sur la cornée doivent être traitées avec le plus grand sérieux. 

Et la règle numéro un, c'est de ne pas attendre pour consulter son véto si quelque chose cloche.
Et la deuxième règle numéro un, oui, elle est aussi importante alors je la mets aussi en premier, il est fou ce Wallace, c'est de ne PAS utiliser un collyre dont on n'est pas sûr qu'il est parfaitement adapté, vous comprendrez plus loin.

 

Alors, en gros, tout le monde voit à quoi ressemble un œil en bonne santé.
Mais un œil malade ?
Eh bien c'est simple, c'est un œil rouge, ou qui pleure, ou avec des saletés dedans, ou encore un œil fermé ou presque !

 

Autant vous prévenir tout de suite : le plus embêtant, c'est l'œil fermé, ou à moitié fermé.
Ça signifie souvent une douleur importante, qui peut être causée par une blessure sur la cornée, ou de l'hypertension dans l'œil, en cas de glaucome par exemple. Dans tous les cas, ça justifie un contrôle par un vétérinaire,  sans forcément attendre la fin du weekend ! Car la situation peut empirer sans soins. 

Et interdiction d'utiliser un vieux collyre, qui peut aggraver la situation, d'accord ?

Par contre, on peut rincer l'œil avec un sérum physiologique comme Ocryl, ça ne fait jamais de mal et ça peut au moins éliminer les poussières responsables ou aggravant de la douleur.

 

Un "œil rouge", c'est souvent juste une conjonctivite. 

Ça veut dire que les muqueuses qui entourent l'œil, et qui sont rose pâle quand elles sont "calmes", deviennent rouge à cause d'un afflux de sang. 

Attention, les yeux peuvent être rouges aussi chez un chien bien excité par le jeu ou par la cocaïne que vous avez laissé traîner sur la table basse. Ça, c'est pour voir si vous suivez ou si vous lisez en diagonale. Normalement, ça passe quand l'excitation est passée. 

Mais si Fifi se réveille avec les yeux rouges, c'est bien une conjonctivite : un collyre adapté délivré par le veto réglera le problème en quelques jours. 

Et c'est là que j'attire votre attention, mesdameuh zé messieurs et vous aussi mes frères et sœurs poilus z-ici rassemblés : c'est là qu'il ne faut pas faire ce que tout le monde à envie de faire, bouder les élections, oui bien sûr, mais aussi et surtout utiliser le collyre anti-inflammatoire que le véto il a donné la dernière fois que Kiki il avait les yeux déjà rouges ! (Et hop, j'économise la consultation, et hop, je peux emmener toute la famille au ciné... et de hop en hop, si par malchance il y avait une petite griffure sur la cornée, et ben maintenant, c'est un beau trou qu'il y a à la place !) 

C'est ça qu'est arrivé à Dalaï, le Shih Tzu de l'agence de voyage, l'autre jour, incroyable cette histoire. Comme il a la même coupe qu'un balai, forcément y ramasse toute la poussière, et ça lui finit dans les mirettes, malgré qu'il les protège avec sa frange.

 

Donc, il a souvent des conjonc'quipiques, comme y dit.
Oui, y cause pas très bien, faut l'escuser, il arrive juste du Tibet, tout le monde il a pas la chance d'habiter depuis tout p'tit dans la capitale de la Fraônce et de la francofolie comme votre serviteur. 

Bref. 

Donc, disais-je, son humaine l'agente de voyage qu'en a marre d'aller chez le veto, le voit avec l'œil mi-rouge mi-clos, et se dit c'est encore la même chose, je lui remets les gouttes, cinq jours comme la dernière fois, ça ira bien. Le lendemain c'est pire, 100% fermé qu'il était son oeil, finalement elle consulte, eh ben en fait y avait une épine genre de rosier qui lui avait piqué l'œil, un trou minuscule, et avec le collyre mal inspiré, un cratère que c'était devenu, pas minuscule du tout, plutôt commémoration de la grande guerre façon intimiste pour soi tout seul dans son œil, même que pour lui sauver, il a fallu lui coudre pour 15 jours.
Cousu.
Oui.
Rendez-vous compte, 15 jours au cachot pour lui sauver, son œil. 

Elle en dormait plus, l'agente de voyage, de sa connerie, même qu'elle arrivait plus à vendre que des pèlerinages à Lourdes, et son dissident chinois, là, avec son abat-jour en plus de sa peine ophtalmique, son horizon s'est tellement rétréci que j'ai cru qu'il allait disparaître de mon champ de vision à moi.
Heureusement, mon véto, qui connaît bien son affaire, la preuve, le jour où ils ont ouvert les cadeaux, tout était réparé.

Allez, on souffle un bon coup et on continue.

 

Parfois, l'œil rouge se complique en œil sale. En général, c'est là qu'on dit beurk. 

Bon, faut dédramatiser, hein ? Un œil sale c'est un œil avec des sécrétions qui s'accumulent dans le coin le plus proche du nez. 

Et là, deux possibilités, des sécrétions jaune-vert, ou des sécrétions grises :

Jaune-vert, c'est en général une infection, et le véto, qui connaît son métier, voir plus haut, prescrira un collyre avec un antibiotique ou un antiseptique pour soigner ça. 

Si c'est gris, c'est souvent dû à des larmes de qualité passable, qui ne protègent pas suffisamment la cornée, la vitre pour ceux qui suivent, et là, c'est plus compliqué, parce qu'il n'y a pas vraiment de moyens de réparer ça. Alors, pour pas que l'œil y s'abîme, il faudra y mettre des larmes artificielles tous les jours.
Bah oui, c'est pas cool, mais que voulez-vous, c'est pas en se voilant la face qu'on y voit plus clair, comme dit M'ame Calves, not' concierge qu'aime moins les fichus du Sud de la méditerranée que ceux du Nord.

 

Bon, je sens bien que toutes mes espications vous ont bien fatigués, mais pour ceux qui veulent comprendre, et je sais que la plupart d'entre vous le veut, ça aide ! 

Alors si vous voulez, je vous résume tout ça en un p'tit mémo :

 

1- dans tous les cas, un sérum physiologique permet de nettoyer l'œil sans risque.

2- un œil rouge ou sale plus de deux jours, il faut le montrer au véto. C'est pas normal.

3- un œil à moitié ou complètement fermé, c'est urgent ! Il faut consulter dans les 24 heures.

4- un œil qui coule, euh... crotte d'humain, j'ai oublié de parler des yeux qui coulent !!! Bon, tant pis, ça sera pour la prochaine fois, parce que là j'ai vraiment les yeux qui piquent à cause de l'écran !
 

P.S.

Mon véto, j'aime bien qu'il me mette des gouttes dans les yeux. C'est rigolo ! 

Surtout le truc fluorescent, après, il me dit à chaque fois, c'est bon, Wallace, t'es paré pour aller en boite de nuit, mais moi, c'que j'aime, c'est faire peur aux gens comme pour Halloween. 

Hé ouais, kes tu veux, on s'refait pas, d'un côté y'a les doguelettes, comme Scoubidou, et de l'autre les vrais chiens au caractère bien trempé, comme... comme... ah bah oui, comme Wallace !

L'oeil de Moscou et... l'oreille de Washington

01 fév 2014 à 14h14 par Wallace .

Salut les poilus !

Je sais ce que vous pensez : ça y est, Wallace avait disparu des écrans radars depuis des semaines, et le voilà qui revient avec un drôle de titre, pas de doute : il a du tomber dans une secte d'extrémistes, son discours s'est radicalisé !

C'est vrai que quand on voit c'qu'on voit, surtout au télécran, on attrape vite peur !
Et au salon de mon humaine, ça commente, j'vous dis pas !
L'autre jour, une cliente qui envoie son chien en dog-walking deux fois par semaine s'inquiétait pour lui : elle avait peur qu'il fasse de mauvaises rencontres en forêt, et qu'on le persuade de devenir chien kamikaze en Syrie !!! Quand je vous dis que c'est grave !

Il fait dire que vous, humains, vous êtes bizarres : vous aimez bien qu'on vous raconte des histoires qui vous font peur, non ?
Au ciné, je comprends, mais aux infos, quand même... Eh bien si !
Alors, ne vous étonnez pas que certains en profitent pour vous hypnotiser !
Et moi aussi d'ailleurs : voilà le pourquoi de ce titre accrocheur pour vous parler des yeux et des oreilles...  des chiens ! Je vous ai bien eus ! Y z'ont cru que j'allais leur parler des écoutes de la NSA !...
Ah, on me dit à l'oreillette de me recentrer sur mon sujet... bah quoi, j'ai pas le droit de faire dans le sensationnel ? De détourner les sujets d'actualité à mon profit ?
Et pourquoi donc qu'un chien y pourrait pas faire comme un ministre du gouvernement ? Ok, j'arrête...

Bon, les yeux et les oreilles, alors...

 

Je voulais vous donner deux ou trois "trucs" pour éviter les ennuis.

Les oreilles, d'abord.
Amis poilus, vous m'entendez ?


© Photo: www.pet-book.ch


Pas très bien ?

Peut-être avez-vous les oreilles un peu pleines de poils ?

Eh bien, si c'est le cas, et je m'adresse en priorité aux copains à poil très fin, caniches, bichons, etc, FAITES-VOUS ÉPILER !!!

Pasque si déjà l'air ne circule pas dans les tuyaux, ça macère !

Alors déjà, on commence par dégager tout ça. Après, on a le droit de nettoyer l'oreille, oui-oui.

Mais raisonnablement, et avec des outils adaptés.

Un nettoyage trop fréquent, ou avec un produit trop fort, et c'est l'otite chronique à coup sûr.

Le conseil de mon veto : on nettoie si c'est sale, et le meilleur produit d'entretien, c'est le plus doux, c'est à dire le Douxo !

Faisons le point sur les otites, d'ailleurs : une otite, c'est une inflammation du conduit auditif, jusque-là tout va bien. En gros, il y en a trois sortes.
Et là, je suis obligé d'employer des termes désagréables, comme dit mon cher véto.

 

1- l'otite érythémateuse : la plus fréquente, de loin, et d'ailleurs toutes les otites commencent comme ça.
C'est l'oreille rouge ! Attention, rouge, mais propre !

Le meilleur traitement, c'est une injection qui réglera le problème facilement. Malheureusement, cette otite dégénère souvent en...
 

2- ... l'otite cérumineuse : l'oreille se sent agressée et fabrique du cérumen pour se protéger, et ça commence à bouchonner à l'intérieur.
Le copain, il secoue la tête pour se soulager, mais rien à faire !
Là, il faut nettoyer, et un traitement local prescrit par un vétérinaire est souvent indispensable. Pour la reconnaître, c'est facile : cette oreille a une bonne odeur de charcuterie ! Ah, on me dit à l'oreillette que tout le monde n'a pas la même notion de bonne odeur... Bon, ça sent le saucisson, quoi !

 

3- parfois, ça dégénère en otite suppurée...
Là, ça pue, tout le monde s'accorde là-dessus ! Et le pôv' toutou, il a bien mal aux oreilles !
En général, il a même la tête penchée du côté infecté, si les deux côtés ne sont pas touchés (essayez de pencher la tête des deux côtés en même temps, pour voir...)
Un traitement draconien s'impose, sous la direction du vétérinaire : nettoyage en profondeur, de préférence sous anesthésie, traitement systémique (injections et/ou comprimés), et application locale d'une pommade choisie de préférence après réalisation d'un antibiogramme !
Autant vous dire que ça ne s'improvise pas : un contrôle est nécessaire, voire plusieurs, pour résoudre le problème.

 

On résume, pour ceux qui dorment au fond :

- on épile si nécessaire, et on nettoie avec un produit le plus doux possible, acheté chez son vétérinaire ou ici, et seulement si les oreilles sont sales.
Un coton ou un mouchoir en papier doux, c'est très bien.

- pas d'automédication, sauf pilotée par le véto !

- attention aux traitements contenant des antibiotiques critiques (Aurizon par exemple) qui ne doivent être utilisés qu'après réalisation d'un antibiogramme.

 

C'est vraiment un problème, ces histoires d'oreilles.


© Photo: www.pet-book.ch
 

Les spécialistes disent qu'un bon quart des chiens ont un problème d'oreilles.

Mon véto, il pense que de nombreuses otites érythémateuses sont dues à une allergie, souvent alimentaire.

Dans d'autres cas, ça pourrait être dû à l'utilisation intempestive de lotions d'entretien inadaptées.


D'ailleurs, savez-vous que beaucoup de morsures sont dues à des otites chroniques douloureuses ?
Faut nous comprendre : si tu me caresses la tête et les oreilles alors que j'ai une otite, tu crois bien faire, mais c'est comme si tu avais la main cassée et que je te la serre pour te dire bonjour... ok ?

Attendez, on me dit à l'oreillette que j'ai complètement oublié de parler des oreilles des chats... commence à me les briser cette oreillette !
Hé, chef, je crois que j'ai un début d'otite... faut que je retire cette oreillette ! Ah ah ah ! Liberté, liberté chérie ! Youhou !

 

Bon, j'en profite pour aller renifler un peu les trottoirs, puisque les oreilles de Washington ne peuvent plus me surveiller... vous avez déjà compris que pour les yeux et pour les oreilles des chats, ça sera  pour la prochaine fois !

 

Tschüss !

Ce que votre chien aimerait vous dire quand il fait CHAUD !

18 juil 2013 à 14h14 par Wallace .

Pffiou ! Fait chaud !!!!

 

En plus, mon véto est parti en vacances, je voulais lui poser quelques questions sur les précautions à prendre en été, histoire de vous faire un p'tit billet, mais voilà que je m'y prends un peu tard...

Bon, bah il faut assumer... je vais devoir rassembler mes souvenirs sur ce que j'ai entendu sur la question, parce que quand même, j'en ai entendu, depuis toutes ces années pendant lesquelles mon humaine taille la bavette avec le véto, et puis toutes les questions que je lui ai posées, à mon véto, depuis que je fais ces billets...

Alors...

Premièrement, règle numéro 1, numero uno (ça fait plus “holidays”) : on ne reste pas en plein soleil ! 

Ça veut dire, mes chers humains ; on n'oblige pas son chien à rester sur la playa pendant les heures où toute personne normalement constituée fait la siesta au frais ! 


De toute façon on ne bronzera pas, alors !?!

Deuzio : si vous nous emmenez à la plage en promenade, ce qui nous fait très plaisir le matin ou en fin d'après-midi, quand y’a un peu moins de foldingos qui balancent des freesbees, des ballons, des balles dans tous les sens, et puis, accessoirement, quand c'est autorisé, pensez bien à nous rincer à l'eau douce en rentrant ! 

Histoire qu'on ne dorme pas tout salé et sablé, c'est très désagréable ! 


Essayez donc pour voir : vous vous baignez, vous vous roulez dans le sable, la tête aussi, oui-oui, et vous allez vous coucher comme ça ! On verra bien de quelle humeur vous vous réveillerez !

Tercio : on continue dans la série : j'échange pas ma maman, mais j'échange de vie avec mon chien : essayez de marcher pieds nus sur le bitume (plus il est noir, et mieux c'est) au soleil, entre midi et 17 heures... 

Eh bin oui, ça brûle !!! 


Merci de nous faire marcher à l'ombre, ou préférer les trottoirs clairs si possible !
Gracias ! 

Et pensez au Solipat, ça sert aussi à ça !

Quatuor (pardon, mais j'ai pas fait espagnol) : si on halète comme des fous, c'est pas parce qu'on a soif, c'est parce qu'on a chaud ! 

Houhou !! 

Alors c'est gentil de nous mettre une gamelle d'eau fraîche à disposition, mais pitié, n'essayez pas de nous noyer dedans, façon guantanamo, de toute façon on ne dira rien ! 

Quand on aura bien haleté, on se sera rafraîchi, là, on aura envie de boire !

Et en parlant d’eau fraîche, en plus de nos gamelles pliables et de nos gourdes de voyage, on vient de recevoir des fontaines Drinkwell qui incitent le chien à boire et lui mette à disposition continue une eau fraîche, filtrée et oxygénée. Le grand luxe !

Enfin, si il fait vraiment très chaud, il existe toute une gamme de jouets rafraîchissants : les Hydro toys

Ce sont des jouets en caoutchouc munie de petits trous et dont le coeur est fait d’une mousse/éponge pour retenir l’eau : lorsque le chien s’amuse avec en le mordillant et la mâchant, l’eau retenue au coeur du jouet s’échappe progressivement par les trous et rafraîchit et hydrate le chien.

Et puis, soyez inventif : un simple Kong rempli de pâte friandise Kong ‘N Stuff congelé devient une friandise glacée exquise par temps de canicule !

Il y a aussi les tapis rafraîchissants (en rupture de stock momentanée car on a été dé-va-li-sés en quelques jours, mais il devrait y avoir un réassort rapide) pour siester à la fraîche et on a même des coussins rafraîchissants pour le transport, histoire de transformer votre sac ou votre cage de transport en suite deluxe VIP air conditionnée en quelques minutes !

Vous pouvez retrouver ces accessoires anti-Canicule dans notre section... anti-Canicule !  

Dans tous les cas, sii vous êtes pris de court, rappellez vous que la meilleure méthode, c'est de nous mouiller et de nous laisser aller sécher bien tranquillement dans un coin frais.

 

Et si jamais on pète un câble et qu'on avale une abeille ou une guêpe, ou des chenilles processionnaires (vous aussi, vous mangez parfois en vacance des choses improbables auxquelles vous ne penseriez même pas en temps normal, genre... des huîtres !!!), c'est bien d'avoir repéré l'adresse d'une clinique vétérinaire qui fait les urgences... histoire que les vacances se terminent bien !

 

Alors, y s'en tire pas trop mal sans son véto, le Wallace, hein !?!
Allez, bonnes vacances les loulous !

La finale de la coupe d'Europe se joue dans vos oreilles !

29 mai 2013 à 14h14 par Wallace .

Ahhhh, mes amis poilus, que vous raconter ?
Les jours se suivent et se ressemblent, pluvieux, froids, gris. Faut admettre que ça stimule pas tellement la créativité !

Donc, puisque j'essaie toujours de coller à l'actualité (j'ai pas fait l'école du journalisme, mais on pourrait le croire, n'est-ce-pas ?), je vais vous causer un peu des... champignons ! 

Quel rapport avec l'actualité ? 

Ben... L'humidité favorise la pousse des champignons, non ? Bon, si ça vous intéresse pas, faut écrire à météo France, je vais quand même pas faire un billet sur les coups de chaleur, non ? 

Alors je vous livre cash les réponses de mon veto préféré sur ce sujet, particulièrement concernant nos oreilles ...

 

Le véto :  Mais mon cher Wallace, le problème est que les gens pensent qu'une infection par des champignons, c'est comme une infection par des bactéries, alors que c'est le contraire !

 

Wallace :  Attends, doc, faut que tu me la refasse depuis le début, passeque là j'ai les oreilles qui me grattent, ça me fausse la chanson.

 

Le véto :  Ok. Alors, il faut que tu saches que sur la peau vivent des micro-organismes, surtout des bactéries et des champignons, et que ces micro-organismes se livrent une bataille quotidienne.
Le système immunitaire est là pour éviter que ça parte en vrille.

 

Wallace :  T'as pas plus simple ?

 

Le véto :  Tu n'as pas la comprenette facile, aujourd'hui, hein ? Bon... Alors imagine ta peau comme un terrain de foot...

 

Wallace :  ... de rugby ? Je peux de rugby ? Non, passeque tu comprends, en tant qu'Écossais...

 

Le véto :  Bien sûr, si tu veux. Bon, sur ta peau, ton terrain de rugby, il y a deux équipes, les bactéries contre les champignons, qui jouent leur partie, sous la surveillance des anticorps, les arbitres si tu veux.
Tout se passe bien.

 

Wallace :  7-7 à la mi-temps !

 

Le véto :  C'est plus dur pour l'arbitre si le terrain est humide, c'est le cas dans les oreilles et des espaces inter-digités, entre les doigts si tu préfères. Alors, il peut y avoir trop de joueurs sur le terrain, et avec leurs crampons, tu imagines l'état de la pelouse...

 

Wallace :  Une pelouse comme un champ de patates, c'est une otite !

 

Le véto :  Tu as tout compris.

 

Wallace :  Et qu'est-ce qui faut faire, alors, pour ne pas que ça soit la foire ?

 

Le véto :  Eh bien, je dirais déjà, qu'est-ce qu'il ne faut pas faire ?

 

Wallace :  ???

 

Le véto :  Je m'explique.
Il faut faire un minimum confiance aux arbitres, les anticorps, qui connaissent leur boulot, et surtout aux deux équipes qui s'affrontent. Le pire, c'est de favoriser une équipe contre l'autre, par exemple en utilisant trop souvent un nettoyant pour oreilles qui va "désinfecter", c'est à dire empêcher le jeu équilibré entre les deux équipes.

 

Wallace :  Moi, mon humaine utilise Douxo lotion Auriculaire  pour mes oreilles, j'imagine que c'est toi qui lui as mis ça entre les mains ?

 

Le véto :  Tout à fait ! Pour moi, c'est le produit d'entretien qui respecte le mieux les oreilles !
Il permet juste d'enlever le saletés, il renforce la peau et laisse les micro-organismes s'équilibrer tous seuls.
C'est bien suffisant dans la plupart des cas ! Rappelons-nous que le mieux est l'ennemi du bien !

 

Wallace :  Waow, doucement, doc, on est pas à un meeting politique !

 

Le véto :  Tu te moques, mais l'avantage d'une formule comme ça, c'est qu'on s'en souvient.

 

Wallace :  Un point pour toi.
Mais qu'est-ce qu'on fait si c'est déjà la panique dans l'oreille, si la tribune a envahi la pelouse ?

 

Le véto :  C'est au vétérinaire de s'en assurer !
Si c'est effectivement le cas, il mettra tout le monde d'accord en prescrivant un traitement local qui contient un antifongique contre les champignons et un antibiotique contre les bactéries.
Et en général un anti inflammatoire parce qu'il faut bien calmer la douleur.

 

Wallace :  Tout le monde au vestiaire !

 

Le véto :  Parfaitement !

 

Wallace :  Non mais ! Qui c'est qui commande, à la fin !?!

 

Le véto :  Les supporters... euh, les clients veulent du résultat !
Bon, c'est pas toujours aussi simple, mais disons que la plupart du temps, si !

 

Wallace :  Par exemple ?

 

Le véto :  Eh bien, par exemple, le pire c'est le pauvre toutou qui a eu les oreilles récurées trop souvent, et sur lequel on a utilisé à tort et à travers des traitements de chocs soi-disant, ce qui veut le plus souvent dire : inadaptés !

 

Wallace :  Et alors ?

 

Le véto :  Et alors là tu te retrouves comme souvent avec une sale bactérie dans l'oreille, qui résiste à tous les antibiotiques, et on ne peut plus rien faire sauf une intervention bien douloureuse.

 

Wallace :  On z'y coupe ses zoreilles ?!? Je préfère encore mourir !

 

Le véto :  Presque. Ça s'appelle un abaissement du conduit auditif.

 

Wallace :  C'est ça, enrobe-nous ça dans tes termes scientifiques pour faire passer la pilule !

 

Le véto :  Ne t'inquiète pas... Je suis tout sauf un excité du bistouri, et avec mes conseils, des otites, il n'y en a pas beaucoup !

 

Wallace :  Mieux vaut prévenir que guérir, c'est ça ?

 

Le véto :  Eh beh voilà, Wallace, on est bons pour monter un parti politique ensemble !

 

Wallace :  Ouais... Z'ont pas trop la cote en ce moment, les partis ! Je tiens à préserver mon image, moi !
Chuis ambassadeur, faudrait voir à pas l'oublier !

 

Le véto :  T'inquiète pas, mon Wallace, tout le monde t'aime !

 

Wallace :  Ah... quelle douce musique à mes oreilles... ça me transporte presque comme un hymne national !

 

Le véto :  La marseillaise ?

 

Wallace :  Mieux : Flowers of Scotland !

Et puis vous, oui, VOUS, les poilus... des oreilles : n'oubliez pas de vous les faire épiler de temps en temps, c'est ça aussi l'entretien... de la pelouse !

L'appétit vient en mangeant. Ou pas.

11 avr 2013 à 14h14 par Wallace .

Salut les poilus !

 

Comme vous le savez maintenant, je suis vraiment brimé par mon humaine qui ne me nourrit qu’aux croquettes, quand certains que je ne nommerai pas mais qui se reconnaîtront en lisant ces lignes sont tout à fait privilégiés gustativement, leurs humains leur préparant de bons petits plats. 
 


C’est pourquoi j’ai décidé d’aller m’en plaindre au principal responsable de cette situation, j’ai nommé : mon véto, un vrai prosélyte de la croquette, en qui mon humaine a toute confiance.
Je l’ai attendu à la sortie de sa clinique, à l’heure du déjeuner... je sais que le matin il est en chirurgie, et ça le met de bonne humeur, la chirurgie. 

Allez comprendre. Y en a bien qui font des années d’étude pour faire médecin légiste...

 

Wallace :   Salut Doc ! Alors, toujours d’aussi bonne humeur quand tu sors de ton bloc opératoire ?

 

Le véto :   Salut Wallace ! Tu as remarqué ça ? C’est une tâche intéressante, tu sais, on est concentré du début à la fin, dans sa bulle, un peu comme un pilote de Formule 1 ou un champion de descente à skis...

 

Wallace :   J’adore tes exemples, Doc ! Ça me parle beaucoup ! Moi qui ai été médaillé olympique à skis...

 

Le véto :   ...

 

Wallace :  Non, ce que j’ai du mal à comprendre, c’est comment tu peux aller déjeuner juste après ça...

 

Le véto :  Tu sais, si ça devait me couper l’appétit, effectivement, je crois que je laisserais ce genre de tâche à un confrère !

 

Wallace :   En parlant d’appétit, justement... je voulais te dire que ce n’est pas très favorable à l’appétit de manger tous les jours la même chose, et que nous, qui sommes nourris exclusivement aux croquettes, on a ça pour aller dire !

 

Le véto :   Je m’en doute, mais que faire ! Avoue que c’est pratique, quand même, et puis surtout, c’est équilibré !

 

Wallace :   Merci, je sais lire, c’est écrit sur chaque paquet dans ta salle d’attente, que c’est bon pour la santé. Mais c’est ennuyeux, voilà, c’est dit !
J’ai des copains, sur facebook, qui ont droit à de la vraie nourriture, eux !

 

Le véto :   Tu as un compte facebook ? On n’arrête plus le progrès...

 

Wallace :  Oui, même que certains de mes contacts proposent des recettes spécialement adaptées pour nous !

 

Le véto :   J ’espère qu’elles sont bien équilibrées, ces recettes...

 

Wallace :   Mais ouiiii, ahhhh ! Sous le contrôle d’une vétérinaire nutritionniste, avec des compléments adaptés... T’es lourd, l’équilibre, toujours l’équilibre, on n’est pas au cirque, quoi !

 

Le véto :   Pardonne- moi, mais j’en vois tellement qui sont mal nourris, ça leur bousille la santé.
Tiens, l’autre jour, une dame m’a dit qu’elle ne donnait que de la viande crue à son chihuahua, car le chien est un carnivore... le pauvre, il fallait voir dans quel état il était !

 

Wallace :  Mais c’est vrai qu’on aime la viande, nous les chiens !

 

Le véto :   Oui, mais il est faux de penser que cela vous suffit !
D’ailleurs, quand un prédateur capture une proie assez grosse, la première chose qu’il mange, c’est le contenu de l’abdomen, foie et intestins en premier, et comme la proie est le plus souvent un herbivore, ses intestins sont pleins... d’herbe ! Et accessoirement, les fibres ça évite d’être constipé...

 

Wallace :   Ah, j’ai horreur d’être constipé ! Par contre, le foie, j’adore. Je chasserais bien un veau, là, tout de suite, pour me faire une petite tranche de foie...

 

Le véto :   T’as plutôt intérêt à faire copain-copain avec un boucher, parce que les veaux ne courent pas les rues dans Paris ! Et attention aux excès ! Le foie, c’est très riche en vitamines, et en manger tous les jours, c’est dangereux !

 

Wallace :  Arrête...

 

Le véto :  C’est pas des blagues ! Je me souviens, j’ai eu une fois un chat qu’une mémé ne nourrissait qu’au foie de veau. Elle trouvait qu’il ne bougeait plus beaucoup. Eh bien, au bout de quelques mois de ce régime, il avait fait une hypervitaminose D.

 

Wallace :  Génial ! On dirait un nom de super-héros !

 

Le véto :  Cette hypervitaminose D a calcifié toutes ses articulations. Tous ses os étaient soudés entre eux. On pouvait le prendre par la queue et le soulever d’un bloc, comme une poële ou une raquette de tennis, si tu veux.

 

Wallace :  Glups ! N’en dis pas plus, ça me fiche les jetons ! Je crois que je vais aller brouter un peu d’herbe sur la place, c’est plus raisonnable, et puis ce sera bon pour mon transit...

 

Le véto :   Tu risques surtout de te faire vomir, si tu manges de l’herbe crue comme ça. C’est pour ça que les chats aiment bien manger des brins d’herbe bien dure, ça les force à vomir les boules de poils qu’ils ont dans l’estomac.

 

Wallace :   Oui, attends, je sais comment ça s’appelle... un tricot de poils, un truc comme ça... un tricot bizarre...

 

Le véto :   Tu y es presque : un trichobézoard. Il vaut mieux les vomir, plutôt qu’ils aillent se coincer dans l’intestin et provoquer une occlusion.

 

Wallace :   Et sinon, il faut leur donner de l’huile, comme ça, ça glisse jusqu’à la sortie, c’est comme pour nous les chiens quand on a mangé un os et que ça nous constipe.

 

Le véto :  Quel poète ce Wallace... sauf que l’huile, ça ne sert à rien ! 

 

Wallace :   Comment ça ? mais j’aime bien, moi, une cuillérée à soupe d’huile, comme ça, à jeun !
Y parait que y'a rien de tel pour lubrifier les tuyaux !

 

Le véto :   Oui, mais uniquement jusqu’à l’estomac et le tout début de l’intestin, là où les acides et les enzymes les digèrent, autant dire qu’on est encore loin de la sortie, sauf...

 

Wallace :  ... sauf les chihuahuas, qui ont un intestin ultra-court !

 

Le véto :   N’importe quoi !  Sauf si on utilise une huile minérale, c’est à dire totalement indigestible, comme l’huile de paraffine, qui est l’ingrédient principal du Laxatone, par exemple !

 

Wallace :   Ah ouais, j’aime bien le Laxatone, on dirait du caramel.
Y zont progressé, quand même, question remèdes, ya pas à dire...
Mais on m’a dit que si on mangeait de l’herbe, c’était pour se purger des vers ?

 

Le véto :   À mon avis, ça ne fonctionne pas très bien. Mais si on n’a que ça...

 

Wallace :   Vazy, dis-moi encore des légendes qu’on croit sur la bouffe...

 

Le véto :   T’es grave, Wallace... attends... Tiens, il paraît qu’il ne faut pas donner d’ail aux chiens et aux chats.

 

Wallace :   C’est vrai, j’ai entendu ça.

 

Le véto :   On a déjà vu un chien faire une intoxication à l’ail, mais on ne connaît pas la dose toxique.
Je pense qu’il faut en manger beaucoup pour être malade.
Mais dans le doute, je déconseille d’en donner tous les jours à son chien ou à son chat. Et en tout cas jamais avant une opération, car ça réduit la coagulation.

 

Wallace :   Et sinon, ça protège des vampires !

 

Le véto :   Certainement, mais pour commencer, ça éloigne les tiques et les puces...

 

Wallace :  ... qui ne sont rien que des tout petits vampires, n’est-ce pas ?

 

Le véto :  On peut le voir comme ça.

 

Wallace :  Sinon, l’ail, ça fait péter grave... l’autre jour, j’ai léché tout le jus du gigot, la chance, le plat était resté à ma portée... je te dis pas, le lendemain, je faisais la sieste dans la réserve, au salon de coiffure, je devais dégazer à fond, la patronne a eu peur, elle a cru qu’une réaction chimique avait eu lieu entre ses colorants et ses défrisants !

 

Le véto :   Oui, mais on sort du sujet, là... ça tombe bien, il me reste juste le temps d’aller avaler un sandwich avant de reprendre les visites cet après-midi. Salut, Wallace !

 

Wallace :   Bon, bah, bon appétit, alors... Salut !

 

Moi je vais rêver d’une bonne gamelle de croquettes... de toute façon je n’ai plus trop faim, avec tout ça... et le gâteau d’anniversaire que je viens de manger !!!

 


Allez, tschûss, et n'oubliez pas de participer au concours organisé sur notre page Facebook pour les 2 ans de la boutique, ce week-end ! 

Surmonter ses petites peurs et ses grosses frayeurs

27 oct 2012 à 14h14 par Wallace .
 

Ça y est, les gamins sont en vacances, et Halloween tombe pendant leurs congés. 

Tant mieux ! Ils vont aller faire leur petit numéro de Frankenstein ailleurs !

Non mais c'est vrai, quoi... 

À chaque fois, c'est le même scénario, y sont là à rentrer dans le salon de coiffure, à mendier quelques douceurs en échange de la vie sauve... 

Laissez-moi rigoler ! 

Si y croivent qu'y vont m'impressionner ! Peuh ! Même pas peur ! 

Mais y'en a qu'ont peur, pas moi hein, mais d'autres chiens, oui ! 


Tenez, l'autre jour, j'ai vu mon gros poto de labrador, y s'était caché tout tremblant sous un banc public, parce qu'une smala de mioches passait sur le trottoir, tous maquillés, l'un avec des moustaches de tigre, l'autre en princesse...  

Moi, j'les avais vus arriver de loin, alors j'me fendais bien la poire, caché derrière un platane, mais mon véto est arrivé à l'improviste, ce qui m'a valu une belle réprimande.


Le véto :  C'est pas gentil, ça, Wallace, de se moquer de tes congénères...


Wallace :  Non mais t'as vu, y flippe avec un pseudo-tigre et une simili-princesse ! 

Qu'est-ce que ça s'ra avec des zombies et des sorcières ?! 

Çui-là, faut lui payer un stage en immersion complète à Zombiland pour lui éprouver les nerfs !


Le véto :  Il n'y peut pas grand chose, et ta proposition ne peut que compliquer les choses.


Wallace :  Arrête, Doc, il faut juste qu'il affronte ses peurs, c'est tout !


Le véto :  Il doit apprivoiser ses peurs, ce qui n'est pas du tout la même chose.


Wallace :  Bon, vas-y, explique-toi, je sens que le sujet te tient à cœur...


Le véto :  Pour comprendre, il faut faire comme si l'objet de la peur était une personne à part entière, ou, si tu préfères, un autre chien.


Wallace :  Bon, ok, je suis sceptique, mais admettons.


Le véto :  Pour une raison ou une autre, cet individu t'effraie. 

Ça peut être à cause de sa taille, de son aspect, de son comportement, ou quoi que ce soit d'autre.


Wallace :  Vas-y, je suis toujours.


Le véto :  Tu as deux possibilités. 

La première consiste à "éliminer" cet individu, ce qui, en cas de réussite, te libère du problème qu'il te pose.


Wallace :  Super. On fait comment ?


Le véto :  Tu dois l'affronter.


Wallace :  Et si c'est lui qui gagne ?


Le véto :  Tu perds.


Wallace :  Oui, merci, j'ai bien compris. Ça veut dire quoi, puisque c'est une peur, mais pas un vrai "ennemi" ? Waow, c'est n’import'nawak cette discussion.


Le véto :  Mais non, c'est pas n'importe quoi. Ce sont juste des métaphores pour t'aider à comprendre des concepts un peu abstraits. 

Si la peur gagne, elle prend le contrôle de ton esprit. 

Elle te fait faire des choses que tu n'aurais jamais faites sinon. 

N'oublie pas, tout se passe dans la tête, mais c'est ton cerveau qui bouge ton corps. 

Or, à ce moment précis, ton cerveau est dirigé par ta peur.


Wallace :  J'aime pas les métaphores. Essaie avec un exemple.


Le véto :  Ok. Tu traverses la rue. Une voiture fonce vers toi. Tu sais que tu devrais te déplacer pour l'éviter, mais tu as une peur bleue des voitures (pour une raison qui t'appartient) et tu restes figé par la peur en plein milieu de la rue. 

La voiture arrive, et paf ! le chien.


Wallace :  Ah non, je veux pas finir comme ça, moi ! T'es trop horrible, comme véto !


Le véto :  C'est pour ça qu'on utilise des métaphores, Wallace, c'est pour enlever l'émotion, comme si on décrivait un tableau, de loin. 

On se sent moins concerné, et ça aide à réfléchir plus efficacement.


Wallace :  Ok, t'as gagné, on continue avec les métaphores.


Le véto :  Tu as remarqué, dans mon exemple sur lequel je ne reviendrai pas par égard pour toi, que j'ai dit : figé PAR la peur. 

C'est elle qui décide. Ce n'est plus toi qui décide. 

Si la peur te commande, elle peut te pousser à te défendre même si le danger n'est pas réel. 

De nombreuses morsures sont infligées par des chiens qui paniquent alors que l'on veut juste les caresser, par exemple. 

La peur est une conseillère, rien de plus. Il faut entendre ce qu'elle te dit, mais il ne faut pas la laisser décider à ta place de ce que tu dois faire.


Wallace :  Ok. On fait quoi, alors, contre cette peur ?


Le véto :  Si l'affronter est un match à l'issue incertaine, il existe une autre possibilité : essayer de l'apprivoiser.


Wallace :  Je sens que tu vas encore utiliser une métaphore...


Le véto :  En général, on a peur de ce qu'on ne connait pas. 

Et comme disait le renard au Petit Prince, on ne connait que les choses qu'on apprivoise.


Wallace :  C'est qui, ce renard ? J'aime pas tellement les renards, moi. J'y peux rien, c'est dans mes gènes.


Le véto :  Celui-là, c'est un peu particulier, il gagnait à être connu. C'est un peu long à expliquer, je t'expliquerai un autre jour.
 


Wallace :  Bah non, vas-y, maintenant que tu m'as fait saliver, je ressemble à un chien de Pavlov...


Le véto :  Ah mais je vois que môssieur a des références !


Wallace :  C'est ça, moque-toi. Figure-toi qu'il y a des gens distingués qui viennent au salon de mon humaine. Et les gens, ça cause...


Le véto :  Et les chiens, ça écoute !


Wallace :  Parfaitement, môssieur ! Bon, ce renard ?


Le véto :  Il disait qu'il faut être très patient, pour apprivoiser sa peur. “Tu t'assoiras d'abord un peu loin d'elle, comme ça, dans l'herbe. Elle te regardera du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près”...
 


Wallace :  Tu parles comme un livre, Doc...


Le véto :  Tu ne crois pas si bien dire !


Wallace :  Et pour mon gropoto de labrador, comment je fais, moi, pour qu'il ne file pas se jeter sous les roues d'une voiture au premier zombie qui pointe son nez ?

Je ne vais pas lui raconter des histoires pour enfant !


Le véto :  Ah, tu aimes bien te moquer de lui, mais...


Wallace :  ... mais je ne pourrai plus me moquer quand il ne sera plus là pour me faire rigoler ! 

Allez, maintenant, il faut que tu me trouves une solution !


Le véto :  En fait, à chaque fois qu'il essaie d'apprivoiser sa peur des costumes, il manque de temps pour ça, et sa peur se renforce au lieu de s'affaiblir. 

Pour l'aider, il faudrait déjà qu'il prenne du Zylkene - ça décontracte les méninges - pendant quelques jours avant d'être confronté à la prochaine invasion d'extraterrestres, et surtout, surtout, qu'il ait la possibilité d'observer de loin ce genre de personnage bizarre, sans qu'on le force. 

Je veux bien parier que la curiosité finira par l'emporter et qu'il découvrira par lui même, mais à son rythme, que ces affreuses sorcières ne sont que des enfants avec des chapeaux pointus.


Wallace :  Et tu crois que si je me plante une fausse hache en travers du crâne et que je me couche dans une mare de faux sang en travers du trottoir juste au moment de sa promenade, mais sans le poursuivre façon zombie, il peut finir par apprivoiser sa peur ?


Le véto :  Oui, oui, c'est possible, mais uniquement si ta maitresse, je veux dire ton humaine, ne fait pas une crise cardiaque en te voyant dans cet état, et que les pompiers arrivent, parce que dans ce cas, je veux bien parier que ton copain labrador, il va filer ventre-à-terre (ou chier dans la brise, mais ça, c'est pour les initiés), et on ne le reverra pas de sitôt !


Wallace :  Bon, je vais essayer de rester à ses cotés pour le rassurer au prochain défilé de zombies...


Le véto :  C'est une très bonne idée, car de voir que tu n'as pas peur ne peut que le rassurer.


Wallace :  C'est la jeune génération, que veux-tu, je me sens un peu responsable...


Le véto :  Mais c'est tout à ton honneur, mon cher Wallace !


Wallace :  Allez, ciao, Doc, et fais gaffe aux vampires !


Le véto :  Bien sûr, et en parlant de vampires, fais donc attention aux tiques et aux puces, c'est la saison du regain, avec les températures très douces qu'on a eu ces temps-ci et depuis que le chauffage a été allumé dans les habitations, ça pullule !


Wallace :  T'inquiète, j'ai la protection maximale, mon humaine, elle a la phobie des petites bêtes !


Le véto :  Si ça, c'est pas à-propos...


Wallace :  C'est fou, non ? En tout cas, toi, tu crains rien, passeque les petites bêtes, on les verrait jouer à la pelote basque sur ton crâne dégarni !


Le véto :  Merci Wallace, je sais que je peux toujours compter sur ta gentillesse.


Wallace :  Que veux-tu, la gentillesse, on baigne dedans par les temps qui courent. On pourrait même penser qu'elle est de saison... depuis plusieurs années ! J'ai pas besoin d'en rajouter !


Le véto :  Pour une fois, je suis bien d'accord avec toi. Bonne journée, Wallace.


Wallace :  Prends soin de toi, Doc !


Finalement, le Doc, il est comme ce renard un peu spécial dont il m'a parlé, il gagne à être connu !

Petite déprime de rentrée

19 sept 2012 à 14h14 par Wallace .
 

Et c'est reparti pour une année...

Adieu les vacances !
Ça fait du bien de changer d'air, mais quand ça se termine, je ressens toujours un vide...
J'étais en train de penser à ça en flânant sur le trottoir et en regardant passer les potes du quartier.
C'est fou, on dirait que les vacances les ont épuisés :
ils ont tous un peu maigri, d'avoir galopé en liberté tout l'été (sauf ceux qui étaient en pension chez papi-mamie, ceux-là, ils ont mangé le gras du jambon sous la table en cachette, les veinards), et les voilà la queue basse, au bout de leur laisse, à prendre des nouvelles des copains via PlataneBook.


Le véto :  Alors, Wallace, tu as l'air pensif, que t'arrive-t-il ? La nostalgie des vacances ?


Wallace :  Ah, Doc, si tu crois que tu peux me surprendre, tu te trompes ! Même dans la méditation la plus intense, je reste vigilant quant à mes arrières... mais tu as vu juste : j'ai pas trop l'moral ces jours-ci, et les potes poilus non plus, à c'qui semble. Y aurait pas un virus qui s'balade ?


Le véto :  Non, pas d'épidémie de virus canin, je crois. Par contre, ce que tu me dis ne m'étonne pas. C'est normal d'être un peu nostalgique quand les vacances sont finies.

  


Wallace :  D'accord, Doc, mais moi qui ai toujours un appétit pantagruélique, là je saute un repas sur deux. Tu crois que je vais bientôt mourir ?


Le véto :  Mais non ! Ahhhh, pour vous, les chiens, tout tourne toujours autour du repas !


Wallace :  Tu peux causer ! Vous, les français, vous êtes obsédés par la bouffe, vous en parlez même quand vous mangez ! Mon humaine, elle a pas fini son dessert qu'elle se demande ce qu'elle va manger demain !


Le véto :  Tu as raison, revenons à nos moutons...


Wallace :  Je préfère que tu dises : "revenons à nos gigots", j'ai déjà un peu l'impression de guérir.


Le véto :  Bonne idée. Nos gigots, donc. Tu peux donc être tranquille, tel que je te vois, tu n'as qu'un petit coup de blues.


Wallace :  Oui, mais j'ai des copains même plus intéressés par la balade, ils ne font que dormir, ils ne mangent rien...


Le véto :  Là, ça semble plus grave, et ça ressemble plus à une dépression. Il vaut mieux consulter pour ne pas la laisser s'installer, car plus on tarde et plus c'est difficile à traiter.


Wallace :  Bon, moi, c'est pas à ce point, quand même. Mais là, j'en ai un peu marre de mes croquettes, je me ferais bien un poulet grillé...


Le véto :  C'est ça, pour que je sois obligé de t'ouvrir le ventre pour en extraire la carcasse !


Wallace :  Non, je te promets, je ne mangerai que les filets, et la peau !


Le véto :  C'est ça, dis-moi plutôt que tu voudrais que ta maîtresse te prépare un bon petit plat...


Wallace :  Comment tu le sais ?!? Tu lis mes pensées ?


Le véto :  C'est que je commence à vous connaitre...


Wallace :  Elle ne s'occupe plus de moi, avec la rentrée, et tout ça... le seul moment où elle me regarde un peu, c'est quand je mange ! Alors je prends mon temps, faut qu'ça dure !


Le véto :  Exactement ! Et ça devient un point de fixation : le maître tient à ce que son chien mange, et ne le lâche pas jusqu'à avoir gagné, et le chien, qui a bien compris, refuse de manger car il sait bien que dès qu'il aura fini sa gamelle, son maître retournera à ses taches habituelles.


Wallace :  Waow, puissant ! C'est sans fin, alors !


Le véto :  Tu as tout compris. J'en connais même qui "obligent" leurs maître à se mettre à quatre pattes et à leur donner la becquée. Rien que pour attirer l'attention.


Wallace :  C'est pas vrai...!


Le véto :  Si ! Abusif, non ?


Wallace :  Ah non, c'est trop fort ! À quatre pattes, les deux-pattes, À quatre pattes, les deux-pattes !


Le véto :  Wallace !...


Wallace :  Ok, c'est un peu exagéré.

Tiens, question piège : comment on fait pour savoir si un chat déprime, vu qu'ils dorment déjà toute la journée, ces fénéants ?

 


Le véto :  Les chats, c'est plus souvent de l'anxiété qu'ils expriment à la rentrée, qui se manifeste par des pelades ou de la malpropreté. Une petite cure de Zylkene, et on n'en parle plus.

D'ailleurs, tout le monde devrait faire une petite cure de vitamines, à la rentrée.


Wallace :  Et pour mon problème d'appétit, tu conseilles quoi, môssieur-je-sais-tout ?


Le véto :  Mieux vaudrait aller faire une petite balade, pour te changer les idées et passer du temps avec ta maîtresse, non ?


Wallace :  Oui, mais tu sais, souvent l'humain est profondément vissé dans son canapé...


Le véto :  Je te le concède. Mais même le plus obtus ne peut pas ne pas comprendre si son chien lui apporte la laisse en frétillant de la queue.


Wallace : C'est vrai. On vous a bien dressés, vous, les humains.


Le véto :  C'est ça. Allez Wallace, je te laisse, y en a qui bossent...


Wallace :  Salut, Doc ! Eh, une fois où tu auras le temps, je te raconterai comment, il y a fort fort longtemps, l'homme est devenu le meilleur ami du chien.


Le véto :  Bien sûr ! Avec plaisir !


Wallace :  Ah, ce cher véto, j'l'aime bien, au fond.

 

Voyager avec son animal

20 juil 2012 à 14h14 par Wallace .
 

Mon cher véto... Le pauvre, je lui souhaite souvent du mal, alors qu'il s'en donne, du mal, pour que nous nous portions bien... Trêve de sensibilité, pas de pitié pour les blouses blanches ! 

Bon, j'ai été pour vous à la pêche aux infos avant les grands départs.


Le veto : Alors, Wallace, toujours à trainer dans le quartier ? Ta maitresse ne prend pas de congés ?


Wallace : Si, mais en aout, pour l'instant on profite de la pluie à Paname...


Le veto :  Tu as raison, il faut en profiter tant que ça dure... D'ailleurs, on ne meurt jamais d'une bonne averse, alors qu'un coup de chaleur, c'est souvent fatal...


Wallace : C'est bien vrai... Rien de pire que de se retrouver enfermé dans une voiture au soleil, même la fenêtre entrouverte... L'autre jour, celui où il a fait beau...


Le veto :  Non, je ne me souviens pas...


Wallace : Mais si, c'était le 20 juin, entre 15 et 17 heures !


Le veto :  Désolé de te contredire, mais le soleil nous a quitté à 16:50, ce jour là...


Wallace :  Bon, ne chipotons pas... Ce jour-là, j'ai vu un copain enfermé dans une voiture au soleil, il en pouvait plus, le pauvre. Il a fallu que je hurle comme un loup jusqu'à que quelqu'un vienne le sortir de là, la honte !


Le veto :  Oui, la honte de laisser son chien dans la voiture au soleil...


Wallace : Non, la honte pour moi, hurler comme un loup, tu imagines ?


Le veto :  ...


Wallace : N'en parlons plus. Dis-moi, Doc, à quoi faut-il penser avant les grands départs ?


Le veto :  Outre le danger évident de la voiture en plein soleil ? Eh bien, je dirais, en vrac : 

les vaccins sont-ils à jour ? Ça vaut pour les chats, évidemment, on ne sait pas quelle mauvaise rencontre ils peuvent faire... 

Si votre animal est stressé ou malade en voiture, il peut avoir besoin d’un médicament contre la nausée ou d’un tranquilisant à lui administrer ponctuellement avant le départ. 

Avez vous pensé à un dispositif pour attacher votre chien en voiture ? Il faut rappeler que c’est obligatoire. Ah, quelque chose qu'on oublie souvent : êtes-vous identifiés correctement, les amis ? Je précise : avez-vous un tatouage ou une puce électronique ? Et si oui, les coordonnées qui y sont rattachées auprès du fichier central, téléphone et adresse, sont-elles à jour ? J'espère, sinon, comment retrouver vos maitres si vous vous perdez ?


Wallace :  Ce ne sont pas nos maîtres, mais nos humains...


Le veto :  Oui, Wallace, ok. Bon, tu m'as coupé, je ne sais plus où j'en suis...


Wallace :  Bon, on a compris, de toute façon. Quoi encore ?


Le veto :  Si vous prenez l'avion, ou emmenez vos maitres, euh... vos humains à l'étranger, demandez à votre vétérinaire de vous rédiger un certificat pour le transit.


Wallace :  Comment ça, il se porte très bien mon transit, je te remercie !


Le veto :  Le transit, c'est a dire le voyage jusqu'à destination...


Wallace : Ah, ok. C'est tout ?


Le veto :  Oui, votre vétérinaire connait sur le bout des doigts tous les conseils nécessaires. On est pro ou on ne l'est pas !


Wallace : Allez, Doc, encore un conseil !


Le veto :  D'accord. En vrac : pour les toutous, après le bain d'eau de mer, un bon rinçage au tuyau d'arrosage ; anti parasitaire ad hoc en fonction de la région de villégiature. 

Pour les chats, ne les sortez jamais sur l'aire d'autoroute. C'est la meilleure façon de les perdre. 

En arrivant, les installer dans une pièce tranquille pour qu'ils prennent leurs marques à leur rythme.


Wallace : Eh, dis-moi, tu les a reçu les croquettes Nestor Bio ?
 

Le veto :  Toi, on peut dire que tu sautes du coq à l'âne !


Wallace : C'est pas un véto qui s'en plaindra ! Alors ?


Le veto :  Oui, je les ai reçues ! Il y a la queue pour les acheter, comme quand Apple a sorti l'iPhone...


Wallace : Tu sais qu'on les vend aussi sur notre boutique ?


Le veto :  Ça ne m'étonne pas de toi, Wallace, toujours au top du top !


Wallace : Je te retourne le compliment, tu n'étais pas mal non plus sur CAPITAL dimanche... Toujours autant de succès ! Allez, je te laisse, profite bien de tes congés.

Mais si tu me permets, c'est à moi de donner un conseil à un humain : n'oublie pas la crème solaire sur ton front dégarni !


Le veto :  Ah, Wallace, j'ai eu peur, un court instant, que tu ne m'abandonne sans une petite pique bien placée...


Wallace : T'inquiète, mec ! Tchuss !

Et bonnes vacances à tous...  Je vous enverrai une petite carte postale de l'île où je pars faire bronzette au soleil !

 


L'entretien du pelage de votre animal

25 juin 2012 à 14h14 par Wallace .
 

Salut les Poilus !

 

Je sais, vous vous dites “Ça y est, le revoilà, avec son “salut les poilus” !”...

Eh oui, mais que voulez-vous, il faut s’accepter tel qu’on est, non ? Et puis, tant qu’à avoir des poils, autant assumer !

Comme dit mon humaine, il y a deux catégories de personnes, ceux qui ont des cheveux, et ceux qui ont une chevelure. 

Eh bien moi, je dis : il y a deux sortes d’animaux, ceux qui ont des poils, et ceux qui ont un pelage

Choisis ton camp, Camarade !

 


Bon, les pilo-sceptiques argueront du fait qu’on ne choisit pas plus son type de poil que sa famille.
Ils ont raison. 

Et je leur réponds que ce n’est pas une raison pour baisser les pattes et accepter la défaite, euh... accepter son sort. 

Le laisser-aller du poil, c’est le début de la fin.
Regardez-moi.
Vous savez quelle apparence j’aurais si je ne prenais pas soin de moi ? 

 

En tous cas, je n’aurais pas cette superbe silhouette reconnaissable entre toutes... Quoi, j’entends quelqu’un pouffer ? Eh bien quoi, il y a de quoi en être fier, non ? 

On m’a quand même choisi comme emblème d’un Chien sur la Toile !

 

Donc comme :
- Primo, je suis tombé dans la coiffure quand j’étais tout petit, bien obligé si je ne voulais pas ressembler à un phacochère atteint d’hyper-pilosité;
- et que Secundo, je passe 12 heures par jour dans un salon de coiffure pour humains :

je me suis dis que j’allais faire moi-même le conseil véto de la niouzletter de juin... sur l’entretien du pelage



Ne vous inquiétez pas, je parle sous le contrôle de mon vétérinaire, qui se trouve ici même au salon de coiffure, en train de boire un café en attendant de passer au shampoing. 

N’est-ce pas, Doc ?


Le véto : J’écoute, mais je te laisse faire, il faut bien que tu apprennes, en tant que porte-parole d’un Chien sur la Toile.


Wallace : 
Allez, je me lance.

Premier point important, contrôler la quantité et la longueur du poil. 

Si vous faites partie des chiens qui doivent se faire raccourcir le poil, comme moi, vous n’échapperez pas au passage par la case toiletteur, à moins que votre humain, dans ce cas précis, une humaine le plus souvent d’ailleurs, ait des dons dans le domaine.

Mais pour la plupart d’entre nous, et là j’inclus mes amis les chats (quoi, qui rit ?) même un passage régulier chez le toiletteur ne dispensera pas d’un brossage régulier, pour enlever les poils morts. 


Crédit Photo : © Yves Mussot


Eh oui, ces poils qui vous quittent car leur heure est venue, et qui font enrager votre humaine, qui vous reproche de les disséminer dans toute la maison, en prenant évidemment un malin plaisir à faire votre sieste sur la pile de linge qui vient juste d’être repassé...

Vos poils, mes amis, sont les ennemis déclarés de vos humains, qui vous ont pourtant choisi parce qu’ils aimaient la beauté de votre... pelage. 

Eh oui, c’est le serpent qui donne le bâton pour se faire battre... non, c’est pas ça ?

Alors, qu’est-ce qu’on fait, quand on est pour la paix des ménages ? 

Je vais vous le dire, moi. 

Premièrement, il faut faire disparaître ces poils avant qu’ils ne soient tranférés de votre peau au tailleur Chanel de Madame. 

Comment on fait ? 

On se procure la brosse Furminator, de son nom complet Furminator deShedding tool

Vous pouvez en trouver de pâles copies, à peine moins cher, mais qui n’auront pas la résistance de la vraie et qui risquent de casser votre poil. 

Ici, vous trouverez les vraies, les originales, à environ -25% par rapport au prix public conseillé.
Alors ? Je sais, vos humains ont déjà des brosses.
Qui enlèvent les poils morts, oui. 

Et qui grattent la peau et provoquent des pellicules. 

Certains trouvent ça agréable, à défaut d’être efficace.
On est dans un pays libre, après tout !

 

Le véto : Tu sais, Wallace, tu peux aussi présenter les avantages médicaux de la Furminator, puisque tu te charges du “conseil véto”...

 

Wallace : Ahhh, mais, tu me coupes dans mon élan, Doc ! Bien sûr, je vais en parler... euh...

 

Le véto : Par exemple, tu peux expliquer que retirer les poils morts, c’est la meilleure façon d’éviter les bourres de poils, qui provoquent fréquemment par en-dessous des pyodermites, le nom médical des infections de la peau.

 

Wallace : C’est exactement ce que j’allais dire, comme nom médical... et qui veut une peau-termite, hein ? Personne !

 

Le véto : Ah non, une "peau-termite", personne n’en veut, j’imagine ! 

N’oublie pas de rappeler que les chats, qui font leur toilette tous seuls, avalent beaucoup de poils en se léchant, car leur langue est râpeuse comme une brosse. 

Les poils qui s’accumulent dans leur estomac forment des trichobézoards, ces boules de poils très dures qui provoquent des gastrites chroniques si elles ne sont pas vomies, et pire, des occlusions parfois mortelles si elles se coincent dans le tube digestif...

 

Wallace : Mais, je croyais que les croquettes pour chat hairball control permettaient d’éviter les boules de poils ?

 

Le véto : Bien sûr que non ! Et comment elles éviteraient les boules de poils ?

 

Wallace : Eh bien, je ne sais pas, moi ? Mais c’est écrit dessus : prévention des boules de poils.

 

Le véto : Wallace, tu apprendras qu’il ne faut pas croire tout ce qui est écrit, surtout quand c’est destiné à orienter ton choix commercial. Ces croquettes contiennent des additifs qui accentuent le transit intestinal et la sécrétion de mucus pour aider les boules de poils à passer... en aucun cas elles ne jouent un rôle préventif. 

La seule façon d’éviter les trichobézoards, c’est d’avaler le moins de poils possibles.

 

Wallace : D’où la Furminator pour chat.
 
 

Le véto : Exactement.

 

Wallace : Car personne ne veut de tricot bizarre.

 

Le véto : Non, personne, enfin je crois ! Ah ah ah, tu me fais trop rire Wallace !

 

Wallace : Pourquoi, j’ai dit un truc drôle ?... Attention, voilà la patronne !

 

La patronne : Docteur, Wallace vous chatouille les mollets avec ses moustaches ? 

Celui-là, il est toujours à renifler votre pantalon, dès qu’il vous voit !
Allez, ouste ! 

Docteur, c’est à vous, Lucie vous attend au shampooing.

 

Le véto : De toute façon, je crois que Wallace a fini son inspection.

 

Wallace : Le doc, toujours partant pour le shampooing, surtout si c’est Lucie qui s’y colle, n’est-ce pas, doc ? J’ai dans l’idée que c’est plus pour la douce caresse de ses mains sur sa peau que pour la propreté de ses rares cheveux...

 

Le véto : Toujours un mot sympa pour se dire au revoir, n’est-ce pas Wallace ?

 

Wallace : Tu sais que tu peux toujours compter sur moi !
Allez, ça suffit, maintenant, j’ai encore plein de choses à vous dire, mais je les réserve pour un prochain billet, parce que mes auditeurs en ont assez entendu pour cette fois. 

Au sommaire du prochain numéro, les soins pour la peau, ou comment combattre poil gras et pellicules. 

Salut les poilus !